Publié le 21-03-2013
Classé sous (Mes colères et combats) par Luuna

Te rappelles tu encore de ce corps que tu as découvert un jour pas hasard…
Ce jour magnifique où enfin je me suis senti libre…Ce jour où j’avais réussi à prendre la fuite de la ganaderia où j’ai grandi…Ce corps Ida, tu l’as d’abord regardé du coin de l’œil, de ton œil brun sombre mais empli de lumière lorsque tu m’aperçus là au bout de ce champ…Ton regard Ida fut pour moi tel un coup de foudre…une banderille qui transperça ce corps Ida avant de venir toucher mon cœur…mais de cette banderille-là, Ida je n’en avais pas peur car je n’ai ressenti aucune douleur…
Doucement tu t’es approchée de moi, Ida, je n’ai pas bougé…je ne voulais pas fuir…je ne voulais pas t’effrayer…tu es venue me renifler, me sentir, tes narines de mon odeur emplir…puis tu t’es doucement frottée à moi…frottée contre ce corps Ida, ce corps si musclé, tu t’es sentie rassurée, en sécurité…et ce souffle Ida, tu te rappelles de notre souffle qui sorti en diapason de nos naseaux…ce souffle si fort et puissant qui lança le top départ de notre course effrénée…cette course qui fut presque sans fin, s’il n’y avait pas eu cette faim qui nous a ralenti…cette faim et soif de l’un et de l’autre…faim de nos corps Ida…et là dans un souffle plus doux à mon oreille tu me soufflas ton nom, Ida…
Repus, c’est toute la nuit que nous sommes restés ensembles…toi couchée à même le sol, là juste à mes pattes, moi debout…je devais veiller…veiller sur ton corps Ida…veiller sur nous…veiller que personne ne vienne me chercher pour me ramener là-bas, nous séparer…mais toi Ida de ce là-bas tu ne sais rien…je n’ai pas voulu t’en parler pour ne pas t’effrayer…
Mais quel est ce bruit au loin ? je tends mon oreille…des sabots, des galops de chevaux…il me faut fuir Ida…alors sans te réveiller, doucement à pas feutrés de toi je me suis éloigné…les ganaderos sont là…heureusement j’étais déjà loin de toi mon Ida…Ils ne t’ont pas vu…alors c’est encore de plus belle que je courus…vers eux…ils ne devaient pas te savoir là Ida…je n’aurais pas pu, pas su te défendre à corps perdu, Ida…Moi, c’est depuis le jour de ma naissance que je suis perdu…
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C’est mon destin et rien ici-bas n’y pourra rien…le tiens est là-bas dans ces champs, ces étendues à perte de vue…en liberté… Voilà, ils m’ont vu…déjà s’agitent leurs lassos prêts à m’attraper…ils jubilaient alors qu’en mon corps Ida, cette flamme que tu as fait naître cette nuit, doucement s’éteint…
Me voilà de retour au point de départ dans cette ganaderia Miura…Ils m’ont mis là Ida dans ce chiquero sombre,  là dans ce toril…ma vue n’a pour seul horizon que celui de ton corps, Ida, que je garde en mémoire…mais quels sont ces bruits qui viennent à mes oreilles, des voix, de la musique, allaient ils finalement être avec moi clément ?…Préparent ils une fête, là au bout de ce couloir ?…
J’entends quelqu’un toucher le verrou au même moment je lève la tête afin de la garder haute mais quel est cette douleur subite qui me fait baisser la tête ?…ça y est Ida j’ai compris…ils m’ont piqué la Devise dans le morrillo…j’ai mal Ida mais la barrière s’ouvre alors je me précipite…les gens s’agitent…qui sont-ils ces pantins ridicules ? Au milieu d’eux je vis soudain ce matador qui agitait sa muleta…la douleur que je ressentais me rendais fou Ida et c’est à corps défendant que je fonçais sur lui…tête baissée car je n’avais pas le choix Ida…je pensais qu’il fallait juste me défendre mais je commence à comprendre que cette place Ida est sans issue…durant quelques secondes je me souviens de ces prairies où nous étions ensembles, ma douce Ida, alors je ne vais pas trembler devant ce pantin, ce minus…mais il a frappé fort avec une banderille…là juste là dans mon cou…mon morrillo…pour que je m’incline encore plus…pour la fierté de me voir à ses pieds m’affaisser…je reviens à la charge et c’est une seconde banderille qui se planta en moi…j’en ai eu le souffle coupé…la douleur traversa tout mon corps Ida telle une décharge électrique…mes genoux s’affaissèrent…sentir le sable sous ma tête c’est fou comme cela peut faire du bien Ida…à cet instant j’ai prié pour que tout s’arrête…à mes oreilles arrivent des chants de liesse…je ne savais pas que l’on pouvait autant s’amuser autour d’une tombe…alors que là sur ce sable sous ma tête ce sont mes larmes qui tombent…la douleur qui me tiraille, me paralyse est insupportable Ida…et toi à cet instant que fais-tu ?…Sais-tu au moins ce qui m’arrive Ida…sais-tu que là doucement la vie quitte mon corps Ida…
Voilà le matador qui revient à la charge…je ferme les yeux…et je t’imagine avec notre petit courant à tes côtés…c’est au moment de l’estocade que dans un dernier souffle c’est mon nom que je râle… Islero…le nom de mon célèbre grand père.
Donne ce nom à notre fils Ida mais de grâce fait en sorte que jamais son corps Ida ne finisse tel le miens ici…dans cette corrida.

Publié le 27-01-2013
Classé sous (Mes colères et combats) par Luuna

vice

 

Parce que le vice n’est pas toujours là où l’on pense, parce que beaucoup prétendent que le vice est la perversité ne résident que dans certaines pratiques dites « sexuelles » qui ne correspondent pas à une certaine morale inculquée, voilà que ceux qui librement s’adonnent à ces pratique sont désignés, accusée et jugés comme étant des pervers.

On les juge oui mais au nom de quoi ? De Qui ?…Alors que ces personnes osent et vivent cela sans forcer qui que ce soit à les suivre sur leurs chemins…

Certains qui se disent « bien pensants » ne trouvant et n’ayant dans la vie pour seul et unique plaisir que le malheur des autres… d’autres personnes accusatrices et bien pensantes se permettent de juger alors que dans leur coin elles salivent d’envie de pouvoir en faire autant mais elles n’assument pas…surtout ne pas faire un seul « faux » pas…et à mon humble avis ceux-là sont vicieux, pervers…dangereux…

Dangereux car un jour où l’autre dans un moment de faiblesse certains d’entre eux vont libérer leurs années de frustrations…se laisser aller à leurs plus bas instincts…mais auront-ils conscience que ceux sur qui ils déchargent leurs vices ne sont pas forcément consentant ?

Pour la petite histoire, il y a quelque temps j’ai fait la connaissance d’un homme…simple connaissance car de suite j’ai mis le haut là…il me voulait pour amie…une confidente de ses aventures et diverses rencontres et cela me convenait…jusqu’au jour où il insista pour m’offrir un café chez lui…cela m’a certes amusé et ayant enfin un peu de temps pour moi à cette invitation j’ai cédé…j’y suis allée vêtue d’un pantalon et haut noir à peine décolleté et en lui précisant encore avant que ce fut en tant qu’amie et rien de plus…

Ce fut ainsi que l’après-midi se déroula…chacun de nous assis dans un canapé différent…pour un instant nous devenions nos confidents…mais les heures passaient et partir il me fallait…je lui promis de revenir une autre fois…un jour…peut être…
En partant je me sentais légère…soulagée et confiante heureuse que pour une fois j’avais pu passer un agréable après-midi sans sous-entendus plus ou moins graveleux…je me permis à nouveau d’espérer que je pouvais recommencer à croire en la sincérité des hommes lorsque ceux-ci disent « C’est en tout bien, tout honneur…juste en amis… »

Le soir venu, je reçu un sms de sa part… « je suis allongé là sur le canapé où tu étais assise, je respire ton parfum et me fait du bien »… !!!…

Voyez-vous le vice et la perversité pour moi c’est aussi cela…

De mes nouvelles plus jamais il n’en aura….

Publié le 15-07-2012
Classé sous (Mes colères et combats) par Luuna

Comment ne pas être en colère, en rage et crier « Oh rage » lorsque tonnent en moi des échos bien trop souvent entendus ?

Comment ne pas être en colère lorsque devant mes yeux éclatent des éclairs qui n’ont pour but que d’aveugler ceux qui n’ont que peu d’expérience sur la création de sites web ?…

Aveugler afin que personne ne voient tout ce blé qu’ils se mettent en poche, ce blé qu’aucun éclair, aucune trombe d’eau ne vient abimer, éparpiller… Ce blé si peu mérité car gagné, non pas à la sueur de leurs fronts mais grâce à la crédulité de leurs clients.

Certes, je n’ai aucune prétention, dans le domaine de la création de sites, j’apprends au quotidien car je n’ai pas la science infuse contrairement à ceux qui ont fait des études dans ce domaine et par conséquent pensent tout savoir et se permettent impunément de faucher le blé de leurs clients. Ce blé qui leurs permet de ne pas rester là, la gueule enfarinée et aller se faire bronzer pour le reste de l’année.

Mais je me demande, à quand une éthique…quête sur le web afin que certains cessent de se faire avoir en payant bien plus qu’ils ne devraient pour la création de leurs sites ?…Existe-t-il une instance pour étiqueter cela ?

Comment ne pas être en col air lorsque sans manquer d’air on me dit d’une voix aigrie: « vous pratiquez des tarifs bas afin de « voler » des marchés… » Alors que je pratique des tarifs au plus juste sans gonfler les prix et encore j’ai moi-même parfois l’impression d’exagérer…mais ce ne doit être qu’une impression… car moi, mon blé me permet juste à faire mon pain…et je n’en perds pas une miette. Non, non je ne suis pas à la diète… je suis juste une autodidacte du net…mais une autodidacte avec une conscience et l’amour des choses bien faites exécrant toutes les formes d’injustices…

« Auto » dit Dacte ?…

Publié le 11-09-2011
Classé sous (Hommages) par Luuna

CChhuuttt…silence…

Juste une simple pensée…pour les survivants, les familles et amis(es)
Et des milliers d’étoiles pour les victimes:

2986 victimes !

Publié le 07-09-2011

« Laissez parler
Les p’tits papiers
A l’occasion
Papier chiffon
Puissent-ils un soir
Papier buvard
Vous consoler »

Nous consoler, doit on vraiment se sentir consoler quand on voit tout ce gâchis de fait ?…Où je veux en venir ?
A ceci qui me mets en ce moment dans une rage presque folle…
Indécence oui c’est une totale indécence tout ce papier utilisé et gâché…je parle là plus précisément en milieu scolaire… Maman de quatre pirates je peux vous dire que du papier ils en ramènent à la maison en début et fin d’année afin de remplir les différents formulaires, les autorisations etc. Ils en ont à peut de chose près chacun une dizaine donc cela nous fait déjà quarante feuilles à remplir…je n’enrage pas de devoir les remplir car là j’en entends déjà qui doivent se dire « elle n’avait qu’à faire moins d’enfants »…mais comment ne pas rager lorsqu’une fois cette tâche accomplie vos enfants vous ramènent les mêmes papiers à remplir une seconde fois !!…
Un exemple…fin de l’année scolaire 2010/2011 mes enfants m’ont amené une autorisation pour le transport scolaire concernant la rentrée 2011/2012 et voilà que cette semaine je retrouve cette même autorisation à remplir à nouveau…donc huit feuilles utilisées pour rien…Ceci est d’autant plus rageant qu’un de mes pirates cette année ne prend même pas le bus !! Son école étant juste à côté de notre maison…
De plus en remplissant ces papiers, les services qui répertorient tout cela ne voient-ils pas que les enfants font toujours partie du même groupe scolaire ?…Donc avec un brin d’organisation et d’attention, mais évidemment cela demanderai un tout peu plus de travail (quoi ? Une petite heure tout au plus ?) Certains de ces enfants n’auraient pas besoins de remplir ces papiers…
Et que dire des listes de matériels à fournir ?…Comment ne pas enrager quand pour chacun de mes enfants je dois acheter presque une dizaine de cahier en format 24×32 !! Les petits formats de cahier n’existent-ils plus ? Est-ce donc si fatiguant que cela de plier des feuilles afin de les coller dedans ?…Un tel cahier demande deux fois plus de papier…Et à l’heure actuelle ne devrions nous pas tous être attentif à notre planète ?…
Certes ces petits gestes peuvent nous sembler vains et pourtant…si chacun y mettait un peu du sien…

Comment ne pas penser à la déforestation ? A tout ces arbres abattus, cette eau utilisée et souillée ?

Voici quelques chiffres que j’ai retrouvés sur le net :

« Pour fabriquer une tonne de papier, il faut 19 arbres adultes entiers.
Une feuille de papier pèse environ 5 grammes.
Il faut donc 0,000095 arbre pour une feuille de papier ou un arbre peut produire 10500 feuilles de papier. »

« Le papier non recyclé utilise non seulement des quantités importantes de bois (de 1,5 à 3 tonnes de bois pour 1 tonne de papier), mais surtout une énorme quantité d’eau (60 litres d’eau par kilo de papier !) et d’énergie (5 000 kWh d’énergie pour sécher une tonne de papier…) pour extraire les fibres cellulosiques du bois, et une utilisation massive de produits chimiques (rejets de CO2 qui induit le réchauffement climatique, souffre qui provoque les pluies acides, éventuellement chlore qui est cancérigène…). »

Colle air…pour du papier qui n’est pas du papier de verre…mais tôt ou tard n’allons nous pas trinquer ?