Publié le 11-09-2011
Classé sous (Hommages) par Luuna

CChhuuttt…silence…

Juste une simple pensée…pour les survivants, les familles et amis(es)
Et des milliers d’étoiles pour les victimes:

2986 victimes !

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Publié le 07-09-2011

« Laissez parler
Les p’tits papiers
A l’occasion
Papier chiffon
Puissent-ils un soir
Papier buvard
Vous consoler »

Nous consoler, doit on vraiment se sentir consoler quand on voit tout ce gâchis de fait ?…Où je veux en venir ?
A ceci qui me mets en ce moment dans une rage presque folle…
Indécence oui c’est une totale indécence tout ce papier utilisé et gâché…je parle là plus précisément en milieu scolaire… Maman de quatre pirates je peux vous dire que du papier ils en ramènent à la maison en début et fin d’année afin de remplir les différents formulaires, les autorisations etc. Ils en ont à peut de chose près chacun une dizaine donc cela nous fait déjà quarante feuilles à remplir…je n’enrage pas de devoir les remplir car là j’en entends déjà qui doivent se dire « elle n’avait qu’à faire moins d’enfants »…mais comment ne pas rager lorsqu’une fois cette tâche accomplie vos enfants vous ramènent les mêmes papiers à remplir une seconde fois !!…
Un exemple…fin de l’année scolaire 2010/2011 mes enfants m’ont amené une autorisation pour le transport scolaire concernant la rentrée 2011/2012 et voilà que cette semaine je retrouve cette même autorisation à remplir à nouveau…donc huit feuilles utilisées pour rien…Ceci est d’autant plus rageant qu’un de mes pirates cette année ne prend même pas le bus !! Son école étant juste à côté de notre maison…
De plus en remplissant ces papiers, les services qui répertorient tout cela ne voient-ils pas que les enfants font toujours partie du même groupe scolaire ?…Donc avec un brin d’organisation et d’attention, mais évidemment cela demanderai un tout peu plus de travail (quoi ? Une petite heure tout au plus ?) Certains de ces enfants n’auraient pas besoins de remplir ces papiers…
Et que dire des listes de matériels à fournir ?…Comment ne pas enrager quand pour chacun de mes enfants je dois acheter presque une dizaine de cahier en format 24×32 !! Les petits formats de cahier n’existent-ils plus ? Est-ce donc si fatiguant que cela de plier des feuilles afin de les coller dedans ?…Un tel cahier demande deux fois plus de papier…Et à l’heure actuelle ne devrions nous pas tous être attentif à notre planète ?…
Certes ces petits gestes peuvent nous sembler vains et pourtant…si chacun y mettait un peu du sien…

Comment ne pas penser à la déforestation ? A tout ces arbres abattus, cette eau utilisée et souillée ?

Voici quelques chiffres que j’ai retrouvés sur le net :

« Pour fabriquer une tonne de papier, il faut 19 arbres adultes entiers.
Une feuille de papier pèse environ 5 grammes.
Il faut donc 0,000095 arbre pour une feuille de papier ou un arbre peut produire 10500 feuilles de papier. »

« Le papier non recyclé utilise non seulement des quantités importantes de bois (de 1,5 à 3 tonnes de bois pour 1 tonne de papier), mais surtout une énorme quantité d’eau (60 litres d’eau par kilo de papier !) et d’énergie (5 000 kWh d’énergie pour sécher une tonne de papier…) pour extraire les fibres cellulosiques du bois, et une utilisation massive de produits chimiques (rejets de CO2 qui induit le réchauffement climatique, souffre qui provoque les pluies acides, éventuellement chlore qui est cancérigène…). »

Colle air…pour du papier qui n’est pas du papier de verre…mais tôt ou tard n’allons nous pas trinquer ?

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Publié le 15-07-2011
Classé sous (Mes voyages cinématographique) par Luuna

Damien Rice 9 crimes

Histoire d’une femme…touchante, blessante…
Une femme soumise aux lois, au cachot mais tant insoumise, rebelle…belle par sa force intérieure, son caractère…la voilà embarquée dans une belle galère…la voilà devenant presque flibustière…elle porte en elle une vie quelle ne peut dissimuler bien longtemps…au grand dam de ce bel amant…son fort beau lieutenant qui sous prétexte de l’instruire, lui apprendre à lire et même écrire la prend sous son aile…
Il ne savait pas encore qu’à ses côtés il allait se brûler les ailes…
Il gouta à ses lèvres, sentit sous elles ce gout de sel que déposait les embruns de cet océan qu’ils traversaient afin de rejoindre un nouveau monde…mais sous ses mains ce fut ce ventre s’arrondissant qu’il sentit…la colère l’envahit et ce fut la première prisonnière qui osa l’affronter qui en fit les frais…n’osant s’en prendre à sa belle…à Mary…
Elle, c’est au cachot qu’il la remit…le mort presque dans l’âme…mais la belle était fière et ne se priva pas de s’amouracher d’un compagnon d’infortune…
Neuf mois de traversée virent en l’antre du navire une nouvelle petite vie arriver…Une petite Charlotte, du nom du navire qui la porte…Mary en était heureuse, elle puisa en elle une nouvelle raison d’être, de batailler, de survivre et vivre…
A terre elle reçu un petit bout de terre, elle et son nouvel amant qu’elle prit pour mari…William Bryant était son nom…Avide de vivre encore mieux, tous deux issus de familles de pêcheurs cet atout ils le firent leurs…C’est avec l’accord du Gouverneur qu’ils pouvaient garder quelques poissons…poissons qu’ils revendaient…
Le Lieutenant Clark éperdument amoureux de sa belle…si traitresse fut elle, ne pouvait s’empêcher de l’aimer mais respectait son choix…Il construit sa propre maison juste face à celle de Mary et William…était-ce vraiment un soulagement pour son âme ?…
Les années passaient mais sur cette Terre si prometteuse, rien ne poussait si ce n’est les discordes, les maladies, la famine et la mort… A ce destin fatal Mary voulu faire face et ne pas laisser là périr ceux qui lui étaient les plus cher…d’autant plus que de sa chair un nouvel être été né…Emanuel…

Botany Bay se nommait cette terre…aujourd’hui nommée Sydney…Il leurs fallait la quitter, s’enfuir juste pour survivre, vivre…enfin libres…Jour après jours leurs plans prirent forme, il faillait penser à tout, aux vivres, aux cartes, aux instruments de navigation et surtout trouver le bon moment…le moment ou dans cette baie plus qu’un seul petit bateau restait…Rien ne fut simple pour eux qui n’étaient que des bagnards…de petites gens tout simples…
Découvrant un jour une intrusion dans le local de réserve alimentaire, c’est à sa ceinture que désormais la clé des lieux il portait…Mary était déterminée et ce « petit » détail n’allait pas l’abattre, la faire battre de l’aile, rebroussant chemin comme certains de ses comparses lui avaient suggéré…
N’étant pas dupe des sentiments que son Lieutenant entretenait pour elle, elle les mit à profit, sans hésiter elle prit ses deux enfants et vint demander l’asile en la demeure de son Lieutenant…
Les yeux pétillants, le sourire aux lèvres, il les accueilli, ravi, aux anges, presque comblé…Lui qui désirait tant cette femme…Lui qui jusque là n’avait que goûté à ses lèvres…enfin il allait apaiser sa faim d’elle, croquer cette chair, mordre à pleine dent cet amour qui le dévorait, abreuver sa soif de eaux intimes de sa bien aimée…assouplir ces raideurs qui assaillaient son membre dès qu’il la voyait…
Nuit après nuit elle se donnait à lui afin de pouvoir en pleine nuit cette fameuse clé lui dérober et les vivres aller voler…Jusqu’à cette ultime nuit où elle est ses comparses devaient s’enfuir…profiter du vent pour prendre le large…toutes voiles dehors, tel étaient le sort…Elle se parât d’une robe de soie affin de combler son Lieutenant une dernière fois…le séduire plus encore…avidement ils firent l’amour…Elle cherchait à le fatiguer…prétextant de devoir aller allaiter son petit bébé elle se leva se la couche…il ferma les yeux et se laissa bercer par un léger sommeil lorsque soudain ce temps d’allaitement lui sembla long…il alla dans la seconde pièce et la vit là allongée à côté de ses enfants, revêtue de cette magnifique robe verte mais quelle ne fut pas sa stupeur, en la retournant, de voir que ce ne fut pas elle mais une de ses amie lui ressemblant, restée là car à l’article de la mort, atteinte d’une maladie contagieuse…Il fut telle une furie et sortie arme au poing de sa demeure alors que Mary avec ses deux enfants courait à travers les sentiers de sable…Il lui fallait rejoindre le bateau…
Ses sept comparses ainsi que son mari y étaient déjà et tentaient de partir…Ces hommes ne voulaient pas d’elle à bord…superstitieux, peureux…seulement elle réussi à les rejoindre et dans un ultime effort avec l’aide de son mari monta dans l’embarcation…

Ils essuyèrent des tirs…fort heureusement personne ne fut touché et très vite le bateau fut hors de portée des fusils sur eux pointés…même le boulet de canon en leur direction tiré n’eu pas raison d’eux…à peine avait il ébréché la coque… Passant la baie, au lendemain sur une plage ils ont accosté afin de se reposer et les dégâts réparer… Le Lieutenant, déterminé à ne pas la laisser partir pris quelques hommes avec lui et traversèrent les terres dans l’espoir de les trouver de l’autre côté… Il ne s’était pas trompé mais les fuyards le repérant prirent à nouveau le large, essuyant à nouveau quelques tirs…Cette fois un de ces tir fit mouche dans la jambe d’un des prisonnier… de suite il fut tant bien que mal soigné…
Les voilà navigant vers le large…espérant bientôt trouver une nouvelle terre ou accoster, espérant pouvoir leur ami soigner et d’eau potable s’abreuver…faire de nouvelles réserves… Cette terre ils la trouvèrent, mais ce n’était pas celle de leur destination, ils voulaient se rendre à Norfolk, une île occupée par les hollandais, là se faire passer pour des naufrager en attendant de repartir vers l’Europe sur un nouveau navire… Une nouvelle identité il leurs fallait trouver…Ce fut fort aisé, ce qui le fut moins c’est jusque là naviguer… En attendant de partir vers cette île, c’est sur celle-ci qu’ils s’installèrent quelques temps, y découvrirent même du charbon…Petit à petit dans l’esprit de ces hommes une idée germait, pourquoi ne pas rester ici et définitivement s’y installer…l’envie de repartir en haute mer en compagnie de Mary, William et leurs enfants ne les enchantait plus guère…Ils avaient même planifier d’éliminer Mary si jamais elle venait à s’opposer à cette idée…mais Mary entendit leur conversation…sans hésiter elle s’empara du dernier fusil en leur possession, fusil qui n’avait plus qu’une seule cartouche de poudre et leur fit entendre raison…sa raison à elle, celle qui jusque là l’a poussé…puis tira une salve en l’air…résignés, devant autant de fermeté et détermination, ils embarquèrent à nouveau…en pleine nuit, ce fut le bon moment car un fort vent soufflait…
Une fois en haute mer, en plein soleil le vent s’était essoufflé…pas une brise ne venait effleurer la voile…plusieurs jours passèrent, le désespoir les gagnait peu à peu, la lassitude aussi, le soleil les brûlait à petit feu…plusieurs semaines passèrent et toujours rien…le fuyard qui était blessé, perdit la vie…Plus une seule goutte d’eau potable, presque plus de vivres…les bouches desséchées…la peau brûlée ils avaient tous abandonné…ne cherchant même plus à ramer un tantinet ou naviguer… Mary, ses dernières gouttes de salive, alla les chercher dans le fond de sa bouche afin d’en humidifier les lèvres de ses deux enfants…alors que même son mari lui disait de se laisser allait, dans un ultime élan, elle sorti la boussole, hissa la voile afin de profiter du moindre souffle de vent, si infime soit il, alla ver le gouvernail auquel elle s’attacha dans le but de ne pas perdre le cap…le maintenir dans la bonne direction…puis perdit connaissance… Lorsque son mari souleva vaguement la tête c’est une terre qu’il aperçu au loin…une poussée d’adrénaline le fit se lever, réveiller les autres, il alla détacher le poignet de Mary du gouvernail et en saisi le manche tandis que les autres s’emparaient des rames et ramèrent à l’aide de leurs dernières forces en direction de cette terre… Norfolk, ce fut bien leur destination…et tous en silence, à travers leurs esprits remercièrent cette brave Mary… Sans elle et sa force ils auraient tous péri…

Sur cette île, comme convenu, c’est en naufragés qu’ils furent accueillis…chacun d’eux donnant une fausse identité…ce juste au nom de leur liberté enfin trouvé… Ils vécurent ainsi plusieurs semaines dans l’opulence, profitant au maximum de la générosité de leurs hôtes et aux frais de leur patrie l’Angleterre…prétendant que celle-ci rembourserait sur facture toutes leurs dépenses, puisqu’ils étaient de la marine marchande… Bientôt on leur annonça la venue d’un navire qui sera en partance pour l’Angleterre… Ils s’en réjouissaient car ils leur étaient de moins en moins aisés de mentir et de faire croire à leurs dires… Quand un matin, Mary entendant un gros remue ménage, vint voir…se doutant que ce devait être le navire qui accostait, son cœur battait fort, elle et ses enfants allaient enfin retrouver sa terre natale, les Cornouailles…Elle fut stoppée net à la vue du Lieutenant Clark…elle paniqua…ne sachant plus que faire en premier… chacun de ses comparses étant sur l’île dispersés…d’ailleurs les soldats qui accompagnaient le Lieutenant en arrêtèrent déjà quelques uns… Mary ne sut pas où était son mari mais il lui fallait fuir, courir, se cacher, elle et ses enfants… Son amie, la femme du gouverneur de cette île comprit très vite de quoi il en retournait et l’aida dans sa fuite, l’orientant vers un village au fond des terres, à quelques heures de marche de là… Mary en prit le chemin, ses deux enfants à la main, sans même se douter qu’à cet instant son mari par les soldats fut tué…
Epuisée, fatiguée et persuadée d’être déjà assez loin, à la nuit tombée c’est à même le sol qu’avec ses enfants elle dormi… Le lendemain matin, avant de reprendre la route, elle s’accorda un petit temps de répit… Elle ignorait que le Lieutenant d’elle était tant épris…au point de ne pas lâcher prise…ce fut par surprise qu’à nouveau il la prise…Il venait de la retrouver…sans pour autant se laisser abattre, Mary ne perdit pas le Nord et alors que le Lieutenant lui déclarait ouvertement ses sentiments elle voulu une dernière fois profiter de lui…le suppliant de l’aider encore une fois…mais cette fois, il ne fut plus dupe et ses sentiments les fit taire…
Voilà Mary mise aux fers, elle, ses enfants et deux autres de ses comparses, les deux seuls survivants, elle comprit que son mari avait perdu la vie et cette fois ce fut résignée, la mort dans l’âme qu’elle embarqua vers l’Angleterre…
Neuf mois de traversée…neuf mois où de toute ses larmes elle se vidait…son courage, petit à petit l’abandonnait…du moins c’est ce qu’elle croyait…lorsque ses deux enfants, la chair de sa chair tombèrent malade, une maladie tropicale qu’ils avaient contractés…impossible de les soigner…la vie quitta ces deux petits êtres, ces deux petits innocents…Mary se tenait là sur le pont, portant ses enfants enveloppés dans des draps…prêt à la mer être jeté…elle ne pouvait pas…elle étant en larme…c’est de tout son corps qu’elle souffrait, qu’elle criait… le Lieutenant voulait l’aider dans ce moment si tragique mais elle lui crachat au visage toute la haine qu’envers lui elle renfermait…Elle ne lui permit pas de toucher à ses enfants, même mort…Elle savait où était, malgré la douleur, son devoir de mère…la mort dans l’âme, dans un ultime effort elle offrit à la mer ces deux petits corps…

Une fois en Angleterre, son procès, le sien et celui de ses deux comparses eut lieu, la foule avait eu vent de ses exploits et la considérait tel une héroïne…c’est pourquoi le tribunal ne put au final que gracier ces trois personnes qui étaient là en tant que voleurs… Chacun reçu même une rente annuelle…
Voilà Mary libre…elle qui rêvait tant de cette liberté…libre de rejoindre ses terres de Cornouaille…libre de toutes chaînes…mais quel goût peut avoir la liberté quand cette fois la prison est dans son cœur… Elle avait tout perdu…

L’histoire à cet endroit toutes traces d’elle perdu…

Bien sûr, ce bref résumé, tel le film est un brin romancé car après plusieurs recherches je n’ai pas trouvé trace d’une histoire d’amour entre Mary Bryant et le Lieutenant Ralph Clark…mais le récit de cette femme, Mary m’a touché, profondément touché…qu’elle courage elle devait avoir en elle, qu’elle force pour réussir à survivre…même après le pire…le pire étant évidemment la perte de ses deux enfants en plus de celle de son mari…j’imagine l’immense solitude, l’abîme qui a du l’engloutir…Ce vide…
Je ne peux m’empêcher d’être fière d’être moi-même une femme…une femme prête à tout pour la chair de sa chair…même au pire…fière finalement d’avoir aussi compris que je ne suis et ne serai plus une soumise mais une femme… Une femme, femelle aussi mais une femme insoumise…

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Publié le 03-07-2011
Classé sous (Hommages, Mes libertées...libertinages...) par Luuna

De la force il en faut…chaque jour…pour avancer pas à pas…dans la douleur infligée…de la force pour se relever…de la force pour vivre tout simplement…pour retrouver ce goût de vivre…réussir à respirer à nouveau…
De la force voilà ce qu’il me faut aujourd’hui…aujourd’hui où je suis brisée…mais je sais qu’il me faut me relever…doucement assembler les morceaux…mais comment faire ?…Comment réussir un tel exploit alors que le 8 juin vient à peine de passer, une date anniversaire…une date à laquelle je n’ai su depuis 29 ans que me taire…
Heureusement, j’ai la chance d’avoir quelques amis (es) et pas forcément là où je m’y attendais le plus…C’est pour quoi avant tout je voudrai dire un grand merci à une véritable amie, merci…
Merci aussi à elle de m’inspirer l’histoire qui va suivre et dont j’ai envie de vous faire-part ici…
Envie de faire-part d’une forme de jouissance…une jouissance cérébrale…
En hommage à Celui que j’ai perdu…à Celui qui me fait connaître cette forme de jouissance…

Le sacrifice est le rôle favori des femmes, il leur sied si bien devant le monde et il leur procure dans la solitude tant de douces larmes et de mélancoliques jouissances.
Heinrich Haine

Il était si beau, un prince à mes yeux…un chevalier servant…Il était bien plus qu’un amant…Il fut le premier…le premier à me déflorer…à butiner en moi cette fleur jusque là immaculée…Il me fit frémir, gémir…jouir…et cette jouissance pour moi toute nouvelle dépassait toutes mes espérances…mais pour nous deux la vie en avait décidé autrement, le jour de nos fiançailles mon bel amant rejoignit le firmament…
Depuis Sa douceur, Son odeur, Sa candeur ne furent plus que souvenir…
Pendant un moment, moi qui avais pris goût aux plaisirs charnel, je n’osais plus y céder…je n’osais plus me caresser de peur d’ôter de moi son odeur…la trace laissée par Ses mains…peur d’ôter l’amour qu’Il déposa dans mon cœur…je ne voulais pas y toucher…pourtant je crevais de ce vide laissé en moi… ce vide sur ma peau…j’avais tant besoin de Ses mains…tant besoin…tant envie de Lui…
Mon rêve, refaire encore une fois l’amour avec Lui…pouvoir encore une fois…une dernière et ultime fois fondre sous Lui alors que Lui, là lover en moi Il m’aimerait encore, m’honorerai de tout Son être…prendrai possession de tout mon corps…de tout mon être…
Allongée sur mon lit dans un semi-sommeil, car depuis Lui je ne dormais plus vraiment, je sentis ma peau frissonner…tout mon corps frémissait, je n’osais pas bouger…ma respiration se faisait de plus en plus profonde…rapprochée…une certaine chaleur m’envahissait alors que je songeais à Son sourire, Son regard sur moi…Ses mains tant de fois sur moi posées…à me caresser tout le corps…j’étais en émoi…je le revoyais là au-dessus de moi de tout son être sur moi allongé…je sentais son odeur…le souffle de Sa respiration sur mon visage…étais-je entrain de rêver ?…non doucement mon corps commençait à onduler…à bouger langoureusement comme il l’avait déjà fait tant de fois auparavant…tant de fois avec ce bel amant…mon prince charmant… je n’ai pas osé me caresser seule…l’excitation montait à elle seule…son image fut tellement présente, tellement réelle que je tendis simplement la main vers Son visage afin de le toucher…ma main sur Sa joue je la laissais alors que je sentais à nouveau son sexe en moi…je sentais Ses va et vient…je sentais Sa sueur se mélanger à la mienne…tout mon corps ruisselait…entre mes cuisses écartées un filet humide sortait…j’en voulais encore et encore…ma main Sa joue ne quitta pas…je vivais pleinement ce dernier ébat…je devenais haletante…de plus en plus gémissante…la tête me tournait…un long vertige avec Lui m’emmenait…Sa chaleur m’envahissait…quand soudain mon corps se raidit…je jouis…
J’ai jouis oui…mais sans Lui… je me suis cru au paradis…mes yeux étaient embrumés…je pleurai…de joie ?..de peine ?…de cette jouissance…mon esprit avait jouit…mon corps avec lui…
En essuyant mes larmes je vis bel et bien qu’Il n’était pas là Lui…
Lui était déjà au paradis…

Avait Il jouit Lui aussi de là où Il était ?
Jouit Il encore à chaque fois où cela m’arrive encore ?…

Je ne sais…

Mais qu’importe l’éternité de la damnation à qui a trouvé dans une seconde l’infini de la jouissance !
Charles Baudelaire

A Luc…

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Publié le 01-07-2011
Classé sous (Mes libertées...libertinages..., Voyage) par Luuna

Tu es si bleu, si puissant et mystérieux. Lorsque l’on se rapproche de tes côtes, on te devine grâce à ce goût salé que le vent qui te caresse nous dépose sur les lèvres. Cet air vivifiant qui emplit nos poumons et nos têtes à nous saouler. Puis ce sont nos oreilles qui s’emplissent du bruit à la fois cristallin et farouche de tes vagues se brisant sur tes plages de sable et de coquillages. Tu nous offres un spectacle magnifique et haut en couleur lorsque au coucher le soleil te pénètre de ses milles feux et de sa chaleur. Je pourrai passer des heures là assises devant Toi à te regarder à n’en plus soif et à observer la nuit déposant sur ta robe couleur saphir son voile obscur parsemé d’étoiles scintillantes.
Comme j’envie ce soleil et ces étoiles qui se reflètent en toi, j’aimerai me coucher sur l’une de tes vagues qui m’emporterait au loin et là dans un tourbillon étourdissant m’évanouir en toi afin de t’appartenir pour toujours et à jamais.
Luuna

Voilà ce que j’ai écrit, il y a quelques années et c’est toujours tellement vrai…

D’ailleurs quel doux plaisir que de faire l’amour sur une plage, là dans la nuit juste à la lueur d’une pleine lune ?

Se donner un instant à celui que l’on aime… Sentir sous sa peau nue la chaleur du sable, sa douceur… Sentir ces milliers de grains de sables qui épousent la forme de nos corps comme pour mieux nous retenir contre lui, nous caresser de toute part…. Voir sur ce sable, blanchi par la lumière albâtre de la lune, nos ombres s’unir, s’étreindre, se caresser, s’embrasser… Avoir chaud de part ce sable, de part cet amant si tendre et aimant, sentir sous son corps tant de trésors…sentir Son odeur…sentir s’abandonner à ce Lui, à ce plaisir si intense…si grand…indescriptible sensation…mélange entre douceur et picotements…goûter à une friandise sucrée salée, la lécher, savourer…se laisser goûter à son tour, aimer…Nos corps langoureux affamés, avides de sensualité, nos cœurs battant, chavirant dans cette ivresse qui s’empare de nos têtes…avoir cette impression de s’envoler, de flotter, sentir, d’un coup de caresse bien placée, se pousser des ailes…Il devient notre ange mais un ange démoniaque qui nous fait connaître la chaleur d’un enfer espéré en ce lieu si propice…ce lieu si vivifiant…sentir ce petit vent qui vient de l’océan nous rafraîchir, nous faire frissonner alors que là nous frémissons sous le désir qui monte dans nos corps…

Alors qu’il s’allonge sur moi, sur ma peau je sens encore plus ces grains de sable qui doucement pénètrent chaque centimètre de mon corps…entre mes jambes ce n’est plus une douce chaleur qui se fait sentir mais une fournaise…nos regards deviennent de braise…non ce n’est pas à une « baise » que là nous, nous adonnons avec aise…mais à un acte d’amour, d’union…quand son membre vient se placer face à mon con, mes cuisses l’enserrent, sur lui se resserrent sans hésitation…en diapason nous, nous unissons…pour seul spectateur cet océan qui doucement de ses eaux vient nous frôler, nous toucher…sans même le remarquer, nous, nous laissons aller…simple envie de nager dans ce bonheur…je sens son odeur quand de ma langue je lui titille les tétons…Il apprécie, se délecte de ce geste…mes narines, ma bouche s’emplissent d’un goût douceâtre et amer…j’aime sentir sa sueur mélangée à ces odeurs salines, elle n’est pas une muscarine, un poison qui sans équivoque fait mouche alors je caresse son torse à pleine bouche tandis que lui glisse, entre mes lèvres intimes, sa souche…Son membre si dur, si doux, si chaud à la fois…nos souffles se font longs, profonds…aussi profonds que mon antre qu’il vient habiter…ils se mélangent…ma poitrine se bombe, nos corps se touchent là sur ce sable qui forme notre couche…

Je sens en nous monter des vagues de plaisir, je sens son désir si intense…Nous voilà presque en transe…emportés par cette marée…cette marée montante, enrobant, débordante de nos corps quand dans un dernier souffle vient l’apogée, vient couler en moi sa propre marée…Sa liqueur…Sa liqueur qui se déverse dans mes eaux salines alors que nous voilà entourée des eaux marines…les eaux de cet océan…cet océan qui en cet instant fait de nous ses amants…

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